Introduccion A Los Ensayos De Flojos Para Limpiar

Uso y manejo de violetta en vivo

Dans Souvenirs d'égotisme Stendhal nous livre cette confidence fort immorale: "M. de la Fayette, dans cet age tendre de soixante-quinze ans, a le même défaut que moi. Il se passionne pour une jeune Portugaise de dix-huit ans qui arriva dans le salon de M. de Tracy, ou elle est l'amie de ses petites-filles... Sa gloire européenne, l'élégance foncière de ses discours... Ses yeux qui s'animent dès qu'ils se trouvent y un pied d'une jolie poitrine tout concourt y lui faire passer gaiement ses dernières années."

Contre l'hypocrisie de la morale régnante il ne perd pas une occasion de réhabiliter la sensualité, au risque de choquer les gardiens de la vertu: "Je soigne mes plaisirs, dit le marquis de La Mole, et c'est ce qui doit passer avant tout, du moins y mes propres yeux."

Il y a l, reconnaissons-le, de quoi faire frémir d'indignation ou d'envie les apotres de la philosophie du désenchantement. Mais Stendhal, si sensible pourtant au tragique de la vie, refuse le gémissement perpétuel. Il le juge inconvenant et ridicule.

Pour toutes ces raisons et pour quelques autres, parce qu'il rejette la tyrannie et l'obscurantisme, parce qu'il rêve les yeux ouverts, parce qu'il a cette allègre insolence qui devient une vertu quand elle s'adresse aux puissants, parce qu'il croit en l'homme sans être dupe, parce qu'il s'intéresse aux autres sans ostentation, parce que ce dilettante ne cesse d'être hanté par la recherche du "bonheur pour le plus grand nombre", parce qu'il aspire y des temps nouveaux, parce que sa peinture du tragique de la vie échappe au scepticisme et au désespoir, Stendhal me parat appartenir, comme l'observait Hugo y propos de Balzac "y la forte race des écrivains révolutionnaires".